Sous-vêtements avec Taylor Zakhar Perez
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Publicités Lacoste pour sous-vêtements masculins, rencontrées en haut des escaliers de l'arrêt de métro parisien Jaurès : deux formats portraits de 2 mètres carrés et un autre paysage de 4 mètres carrés. Trois photos d'un mannequin en boxer dans des postures sensuelles suggérant une sortie de douche.
D'aucuns diront qu'il est normal et logique de faire de la publicité pour des sous-vêtements avec des personnes dénudées. Pour ma part, tomber sur des corps sexualisés en grands formats alors que je marche dans la rue ou que je prends les transports en commun pour aller au travail le matin, je considère que c'est à la fois intrusif et agressif quand je n'ai rien demandé, voire qu'on pourrait considérer cela comme une atteinte à la pudeur.Et au-delà de ça, si on prend le temps d'observer attentivement cette campagne, quelle vision de la masculinité nous sert-on ici ? On a malheureusement l'habitude des représentations féminines sexistes dans la publicité (modèles en lingerie, maillots de bain, vêtements moulants, etc.). Mais les stéréotypes masculins vont ici aussi bon train : un homme blanc, probablement sportif car musclé, la peau luisante, torse imberbe ou rasé, cheveux mouillés, dans des poses de séduction.
La publicité ne devrait pas avoir le droit de conditionner nos imaginaires, nos idéaux de beauté ni nos désirs par le biais de la vente de produits.